Le retour du diesel n’est qu’une question de temps

13 mai 2019 agvs-upsa.ch – Depuis trois ans, le nombre d’immatriculations de véhicules diesel neufs en Suisse ne cesse de baisser. Sur la base de son observation du marché, le spécialiste zurichois des données auto-i-dat ag arrive cependant à la conclusion suivante: le retour du diesel n’est qu’une question de temps. 

Il se vend moins de véhicules diesel, bien que ce dernier contribue toujours de manière significative à la réduction des émissions de CO2: un diesel émet en effet jusqu’à 20% moins de dioxyde de carbone qu’une essence et la réduction des émissions de gaz à effet de serre constitue le défi numéro 1 à l’échelle du globe. Avec la dernière génération (6d-Temp), les émissions plus élevées d’oxyde d’azote des moteurs diesel sont de l’histoire ancienne. De plus, en comparaison, le moteur diesel consomme jusqu’à 25% moins de carburant, parce que sa combustion est plus efficace que celle d’un moteur essence et qu’il utilise mieux l’énergie que le combustible contient. Sur cette base, les chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) arrivent à la conclusion suivante: «Le diesel ne mérite pas la réputation qui lui est faite.» 

Sous la barre des 30 % pour la première fois
Les acheteurs de voitures neuves semblent encore ignorer ces arguments: les ventes de véhicules diesel en Suisse sont en baisse constante depuis 2015, comme le montre la surveillance effectuée par auto-i-dat ag: alors que 125'892 véhicules diesel neufs ont encore été vendus en 2015, ce chiffre n’était plus que de 90'055 à la fin de l’année dernière, ce qui représente une baisse de près de 30% (-27,6). Et cette baisse se poursuit cette année: au premier trimestre, 20'323 véhicules diesel ont été vendus, soit 10,5% de moins qu’à la même période de l’année dernière. La surveillance montre également que les acheteurs optent de plus en plus pour des véhicules essence depuis 2016. La baisse des ventes de diesels n’est toutefois pas uniquement due à la crainte d’une interdiction de conduire, qui n’est pas fondée en Suisse: «L’une des raisons est simplement le fait que l’offre de véhicules diesel a diminué», explique René Mitteregger, spécialiste des données chez auto-i-dat ag. Sur la base du premier trimestre de l’année en cours, la proportion de véhicules diesel parmi les véhicules neufs est tombée pour la première fois depuis des années sous la barre des 30%.

Marché de l’occasion: la part du diesel ne cesse d’augmenter
Étonnamment, l’évolution du marché des voitures d’occasion va dans le sens opposé: ici, la part des véhicules diesel augmente régulièrement depuis des années. L’an dernier, ce sont 237'248 véhicules diesel qui ont été vendus. Il ne s’en est jamais vendu autant. Dans le même temps, il s’est vendu 529'531 véhicules essence, soit 2,3% de moins que l’année précédente. Cela s’explique comme suit: «Les acheteurs de véhicules d’occasion sont attirés par l’excellent rapport qualité-prix des diesels d’occasion et en profitent», explique René Mitteregger. 

Mais le spécialiste des données est sûr d’une chose: le diesel est sur le point de faire son retour, aussi et surtout dans le secteur des voitures neuves: «Il se remettra de sa crise. D’après nos observations du marché, ce n’est qu’une question de temps.» 
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